Édition du vendredi 05 septembre 2008
Le premier round d'observation d'Elie Baup
Élie Baup a dirigé hier sa première séance dans une ambiance studieuse. Les joueurs ont répété leurs gammes devant une affluence inhabituelle.
Depuis l'entame de la saison, l'image de la casquette est la première qui vient à l'esprit, lorsqu'il s'agit de qualifier les buts concédés à chaque sortie par les Canaris. Mais hier, l'accessoire est concrètement devenu le symbole du nouveau maître d'oeuvre de l'immense chantier nantais. Quelques heures avant de faire plus ample connaissance avec ses ouailles, le technicien a rappelé lors de son intronisation, quelques règles élémentaires de vie collective, tel le respect des horaires.
Fidèle à ses habitudes, Nicolas Goussé est arrivé vingt minutes avant la « deadline » dans le vestiaire nantais, suivi une poignée de secondes plus tard de Loïc Guillon et Éric Cubilier. Tous leurs partenaires, à l'exception d'Aurélien Capoue, sont arrivés dans les délais, le gong retentissant à 16 h.
« On a beaucoup de choses à revoir »
Quatre minutes plus tard, le nouvel entraîneur nantais pénétrait dans le vestiaire accompagné de son assistant Jean-Charles Ménard, de l'intégralité du staff médical nantais. Waldemar Kita s'est rapidement adressé au groupe avant de laisser la parole au successeur de Michel Der Zakarian, pour une causerie de près de trois-quarts d'heure.
« Il n'a pas fixé de règles de vie, mais nous a simplement demandé d'être rigoureux dans ce que l'on fait. On doit être disciplinés. Ça nous fera du bien qu'on serre les vis. Il sait ce qui ne va pas dans le groupe. Il nous a vu depuis un mois » déclarait à sa sortie de la Jonelière Ricardo Faty.
C'est évidemment coiffé de son couvre-chef et sous les applaudissements feutrés des 150 supporters et curieux venus assister à sa première qu'Élie Baup foulait le terrain d'entraînement précédé de Tony Heurtebis et Frédéric Da Rocha. Chaussettes relevées et short gris, maillot jaune, chronomètre autour du cou et bouteille d'eau à la main, le technicien, après l'échauffement, a planté les piquets délimitant la zone défensive. Au programme, attaques placées et pressing défensif, par séquences d'une minute puis toutes les quarante-cinq secondes, sous un déluge. Le technicien a beaucoup donné de la voix et du geste, se faisant davantage observateur lors de l'opposition qui s'ensuivit. « On a beaucoup de choses à revoir. On doit suivre le capitaine du bateau et ramer à fond pour sortir de cette zone » concédait Frédéric Da Rocha.
Le nouveau metteur en scène n'a sans doute pas tiré d'enseignements majeurs de sa première séance. Il a cependant pris quelques clichés des scènes de vie nantaise. Certains ont pu se sentir épiés en rinçant leurs chaussures avant de rentrer au chaud. « C'est le début, il est plus dans l'observation, à essayer de voir nos petits défauts. Il arrive avec ses habitudes et c'est à nous de nous adapter. Ce qu'on veut, c'est reprendre du plaisir » confiait David de Freitas.
Une ambition partagée par les supporters qui en ont été sevrés ces dernières saisons.
Loïc FOLLIOT.
Ouest-France