Édition du mercredi 29 octobre 2008
Nantes - Marseille : pas le droit à l'erreur
Très médiocre à Lorient, le FC Nantes (15e) se doit de réagir. Problème : l'adversaire n'est autre que Marseille (2e), en pleine mini-crise. Ça promet !
Nantes - Marseille. Les années ont beau passer, l'affiche n'en reste pas moins particulière. Et toujours aussi alléchante. Ce n'est pas un hasard si la Beaujoire sera pleine comme un oeuf tout à l'heure.
Si tout, ou presque, sépare les deux formations (classement, valeur des effectifs...), un point commun toutefois les relie.
Canaris et Olympiens restent en effet sur un cuisant revers. Lorient pour les uns, Paris - à domicile - pour les autres. Sacrilège!
«Prendre plein de baffes dans la gueule»
« Par rapport à samedi, tonne Élie Baup, spectateur attentif dimanche soir du clasico (« on s'est régalé »), la situation voudrait qu'on change les dix-huit joueurs. Mais ce n'est pas possible. »
Comprenez: à l'instar de son homologue, Éric Gerets, le technicien à la casquette, privé de Ricardo Faty (suspendu), attend une vive réaction des siens, quatre jours seulement après la fessée morbihannaise.
« Si on a besoin d'une claque - comme après Caen - pour réagir ? Je ne sais pas. À un moment donné, on peut aussi être un punching-ball, prendre plein de baffes dans la gueule et être sonné ! Il ne faut pas en prendre trop non plus. Ça ne me va pas du tout... »
Vous l'aurez aisément compris: vexé, le successeur de Der Zakarian, qui tourne à 1,5 point de moyenne depuis sa nomination (trois revers, trois succès dont deux d'affilée avant Lorient), n'a pas envie de tendre l'autre joue face au dauphin de Lyon, amoindri pour l'occasion par les absences de Bruno Cheyrou et de Mamadou Niang.
«Les petits vont-ils manger les grands?»
« J'espère qu'on va montrer un visage entreprenant, poursuit le coach des Jaune et Vert. Il faudra être performant à la récupération du ballon dans la première passe, pour aller le plus vite possible vers l'avant. Tout en étant solidaire. L'OM, qui joue le titre, va partout pour gagner. Elle impose son jeu, sa force. C'est une très grande équipe. »
Seul à s'arrêter avant-hier devant les médias (!), Rémi Mareval, dont c'est le baptême du feu en compétition face à l'OM, trépigne d'impatience.
« J'ai hâte de jouer contre eux. On va s'amuser. Ce sont des joueurs comme nous. Les petits (attaquants marseillais, N.D.L.R.) vont-ils manger les grands ? On verra. »
Son entraîneur, souvent en réussite face à Marseille - toujours invaincu loin du Vélodrome -, reste sur le même registre.
« On est le Petit Poucet. Comme notre cher voisin, Carquefou, lorsqu'il a joué à la Beaujoire face à ce même adversaire (N.D.L.R : succès 1-0 en 8e de finale de coupe de France). »
Si l'issue pouvait être la même...
J-Y. Q.
Presse-Océan