Édition du lundi 11 août 2008
« Il manque aussi un Jimmy Briand au FC Nantes »
La Ligue 1 vit au rythme de Canal Plus. Chaque semaine, le consultant ou le journaliste de la chaîne cryptée viendra apporter dans les colonnes de Ouest-France son oeil éclairé sur la prestation des Canaris. Ludovic Duchesne était présent samedi à Auxerre pour le premier Multifoot de la saison. L'occasion pour lui de revenir sur l'attaque nantaise. Est-elle suffisamment costaude pour affronter la L1 ?
« L'appréciation sera peut-être corrigée avec le temps mais si on se fie aux quatre-vingt dix minutes d'Auxerre, je pense que Nantes est un peu léger dans le secteur offensif. Ça manque singulièrement de profondeur. Klasnic est un buteur, il va les rentrer du moins si les ballons arrivent dans la surface, car samedi ses partenaires l'ont touché à trente mètres de la cage auxerroise. ll s'est comporté dans le jeu comme un passeur, un remiseur. D'ailleurs, Michel Der Zakarian l'a bien compris en changeant ses plans à la mi-temps et en incorporant Djordjevic que je n'ai pas trouvé très bon. Actuellement, Klasnic n'est pas au point physiquement, le Croate n'a pas le coup de rein, il ne peut donc pas faire la différence tout seul. Nantes n'a pas malheureusement ce joueur rapide, capable de prendre de la vitesse et d'éliminer, du genre Jelen à Auxerre. C'est le bon exemple. Pour les donner, le FCN semble compter énormément sur Abdoun et Babovic. Le premier a fait ses preuves en L2, seulement la L1 c'est autre chose. Le Serbe m'a beaucoup plu, du moins s'il accepte de donner son ballon. Dans l'axe, pour orienter le jeu, il peut s'avérer une solution intéressante. Maintenant, il manque toujours cet attaquant capable d'apporter de la profondeur. J'ai mon joueur ! Jimmy Briand. À côté de Klasnic, ce serait la parfaite alchimie. Il est increvable, va chercher les intervalles. Oui, il manque aussi un Jimmy Briand au FC Nantes. En attendant, pourquoi ne pas essayer Nicolas Goussé ? Il a déjà prouvé ce qu'il savait faire en L1 : question appels et niveau état d'esprit, il n'y a rien à redire. »
Ouest-France