Édition du lundi 25 juin 2007
Mauro Cetto : « Je ne suis pas désespéré »
Les Canaris reprennent l'entraînement, ce matin. Pour beaucoup, l'avenir reste incertain, à l'image du défenseur argentin Mauro Cetto.
Mauro, vous rentrez tout juste ce dimanche d'Argentine, en compagnie de Julio Rossi. Vu la fin de saison, les vacances tombaient à point nommé ?Il fallait effectivement partir pour se vider la tête. Ces quatre semaines m'ont bien servi. Tout le monde a beaucoup souffert. Même si nous avons essayé de décompresser, je dois reconnaître qu'avec Julio, plus d'une fois, la descente en L2 nous est revenue à l'esprit sur la plage de Phuket (Thaïlande).Ce lundi, vous reprenez justement avec le FC Nantes alors que l'on vous attendait sous d'autres cieux ?C'était une possibilité que je n'avais pas écartée. D'ailleurs, cela ne me dérange pas. Avant de partir en vacances, on s'était mis d'accord avec les dirigeants pour analyser toutes les offres afin que chacun puisse s'y retrouver. Nantes réclame quelque chose de logique. Pour moi, cela reste d'actualité. Je ne fais pas partie des plans des nouveaux dirigeants en matière salariale, si je les ai bien lus... D'ailleurs, je n'ai pas eu de communication avec le staff durant mes vacances. Je pense qu'ils m'auraient appelé s'il comptait sur moi... En attendant, je vais reprendre à Nantes, avec grand plaisir, en me disant que c'est peut-être mon dernier entraînement.Avez-vous des contacts ?Tout le monde connaît mes touches (Saragosse, Murcie, Majorque). Des clubs se montrent intéressés mais pour partir, cela ne suffit pas. Bon, je ne suis pas désespéré ! À un moment donné, les offres vont arriver. Pour l'instant, si j'ai bien vu, il n'y a pas eu 10 000 départs. L'Espagne me plairait, d'abord parce qu'il s'agit du meilleur championnat du monde avec la Premier League anglaise. En plus, pour un Argentin, c'est beaucoup plus simple. Mettez bien pour autant que l'Espagne n'est pas une obsession. Mais si je peux choisir, j'irai avec plaisir.On dit que vous avez refusé une offre française, Strasbourg pour ne pas la nommer ?Non, je ne crois pas. C'est le club qui ne voulait pas de moi.Et votre ami Julio Rossi ?Il se trouve un peu dans la même situation que moi. Il attend de savoir. Il ne sait pas si le club compte sur lui.Recueilli par Christophe DELACROIX.
Ouest-France