75 buts en Bundesliga
Le cursus en jette. Ses statistiques germaniques plaident il est vrai en sa faveur. Ivan Klasnic, c'est l'attaquant qui dégaine plus vite que son ombre, 75 buts en 10 saisons de Bundesliga en attestent. Ce soir, il découvrira les charmes de la Ligue 1. Il en connaît déjà certaines caractéristiques, les moins reluisantes. « Sur ce que j'en ai vu, le championnat de France me semble plus physique et plus défensif que la Bundesliga. En Allemagne, on marque davantage. » Klasnic, qui célébrait ses buts allemands en mimant un tir de mitraillette espère bien évidemment déclencher un tir nourri sur la cage bourguignonne. Il préfère cependant garder secret l'objectif comptable qu'il s'est fixé.
Encore faut-il le livrer en munitions. Sevré de cartouches en amical face à Lorient et Rennes, le néo- Nantais reste en quête d'automatismes avec ses pourvoyeurs de balles. La compréhension mutuelle avec les Babovic et autre Abdoun n'est pas encore flagrante. « Il faut qu'ils apprennent mes courses » affirme celui que Michel Der Zakarian espère aligner « une heure » sur la pelouse auxerroise. L'ex coéquipier de Miroslav Klose et Johann Micoud au Werder de Brême ne donnera pas la plénitude de ses moyens ce soir.
« La classe mondiale »
Mais son pédigrée constituera un argument de poids auprès de la défense ajaïste. « Pour moi, Klasnic, c'est aussi fort que les attaquants avec lesquels j'ai évolué à la Roma (Totti, Pizzaro, Vucinic...). C'est un joueur de classe mondiale. Il a quelque chose en plus, de par son comportement, ses déplacements. Avec ce joueur, tu es forcément plus en confiance. À nous de le trouver dans de bonnes conditions. Il est disponible, réclame beaucoup le ballon dans les pieds et il a une grosse qualité de frappe. Il me fait un peu penser à Pauleta », s'enthousiasme Ricardo Faty.
Ses partenaires devront se mettre au diapason. Au risque de sacrifier l'efficacité sur l'autel de la médiocrité. « Il sent le but. À travers ses déplacements, il peut apporter des solutions au porteur du ballon. Il nous apporte une certaine confiance mais cela nous oblige aussi à lui donner de bons ballons », poursuit David de Freitas.
Avec Klasnic sur la ligne de front, les balles perdues sont proscrites. Des deux côtés.
L.F.
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