C'est très pudiquement que le père Sérac, venu assister au colloque,
évoque sa présence en Inde, dont il est revenu vendredi. Ce jésuite a
pourtant choisi d'y consacrer une partie de sa vie. Depuis soixante-quatre
ans, il accompagne les habitants de la ville de Madras, dans l'Etat du Tamil
Nadu.
Un soutien plutôt destiné aux enfants :
" Cette ville compte plus de 3 500
orphelins livrés à eux-mêmes. Les enfants des rues ont besoin de repères et
d'espérance ".
" Modeste membre " d'une communauté de jésuites indiens et d'un groupe
local, celui des " mains d'amour ", le père Sérac a d'abord oeuvré quinze ans
en faveur de réfugiés cambodgiens. Mais déjà, le jésuite refuse d'en dire
plus : "
Les héros, ce sont les acteurs locaux ; je ne suis qu'une petite
pièce de l'édifice. " Un édifice à reconstruire dans la province du
Gujarat, victime d'un tremblement de terre. Un nouveau cheval de bataille
pour cet homme de 87 ans.
samedi 09 juin 2001