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Thimothée Anciaume, seul double sans faute dans la coupe des nations de Lummen, la semaine passée, a assuré sa place aux côtés de Patrice Delaveau, Kevin Staut et Michel Robert, dans la coupe des nations Super Ligue Samsung de La Baule. : Michel FraudeauPlutôt que s'apitoyer sur cette disparition, les chefs d'équipe des neuf nations qualifiées pour la 1re des huit étapes de cette dernière Super Ligue ont surtout manifesté leurs interrogations sur l'avenir. Et le voile levé par l'Irlandais John Roche sur cet après-Samsung n'a pas dissipé tous les malentendus.
« Les décisions n'ont pas encore été prises et rien n'est définitif, a-t-il cru bon préciser. Mais le projet est de sélectionner six grands concours au lieu des huit actuels. Il est de proposer une coupe des nations à dix équipes avec une 2e manche réservée aux six meilleures. On retiendra les sept premières équipes du classement final de l'actuel Samsung Super Ligue. S'y ajouteront trois équipes en prenant en compte leurs 4 premiers cavaliers au classement mondial. Nous réfléchissons au système de relégation-accession, sans qu'aucune décision ait été encore figée. »
En attendant, les prétendants à cette « super super ligue » se bousculent déjà au portillon. « J'ai déjà fait acte de candidature », claironne René Pasquier, le patron, comme il plaît à se qualifier, du Jumping international de France. « Notre dotation doit passer de quelque 400 000 € à près de 750 000 €. Il me faut accroître mon budget de 200 à 250 000 €. C'est faisable et sans que j'ai besoin de solliciter les collectivités.» Pour peu que la FEI garantisse l'apport d'un parraineur-successeur de Samsung à hauteur de 300 000 € par étape.
L'individualismen'est plus condamnable
D'ici là, les coupes des nations Super ligue ou labellisées 2e division vont s'enchaîner avec un intérêt et un enjeu tout relatifs. « Le vainqueur de la Ligue 2 râlera peut-être », admet Gilles Bertran de Balanda, sélectionneur d'une équipe de France condamnée à fréquenter une vingtaine de concours de seconde zone, après sa relégation de la Samsung Super ligue 2007. « Ce qui comptera, en fin de saison, ce sont les points de nos cavaliers au classement mondial. »
Les modifications réglementaires apportées par le FEI sont, en ce sens, une révolution. « L'individualisme peut servir les intérêts de l'équipe, souligne De Balanda. Notre retour parmi l'élite ne dépend plus seulement du comportement de nos équipes en coupes des nations », assène le sélectionneur en brandissant le code réglementaire de la FEI.
« Un cavalier doit plus que jamais travailler avec cette table des cotations et l'avant-programme des concours. Il est dorévant primordial qu'il gère ses écuries de façon intelligente et rationnelle. Il y a des points à prendre, des épreuves à privilégier, d'autres à ignorer. Nous, staff fédéral avons un rôle de pédagogue et conseiller à tenir, c'est évident. »
Sur le pré baulois, cet après-midi, aux côtés des huit nations griffées Samsung Super Ligue, l'invitée tricolore s'accommodera de concourrir pour du beurre. « Parce que cette coupe des nations de La Baule a une valeur symbolique, justifie Gilles Bertran de Balanda, on a à coeur d'y briller. La raison pour laquelle j'ai retenu Delaveau, Anciaume, Staut et Robert. »
Max FOUGERY.