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Nantes au Zénith !

La grande et belle famille des Nantais au Zénith



Bonne pioche pour ce second Nantes au Zénith. Répartis en six familles, 30 groupes de la scène locale ont donné un vrai beau spectacle léché.

De un. La première édition de Nantes au Zénith essuyait les plâtres d'un Zénith encore vierge, en décembre 2006. Le son était à caler, les lumières se cherchaient un peu... Les concerts étaient aussi un peu brut de décoffrage faute de balances et de répétitions (l'initiative s'était décidée dans la précipitation un mois avant la date) et les familles étaient réunies sur scène dans un joyeux bordel. Mais peu importait : l'idée primait et l'important était d'être là.

De deux. Comme pour un film, un disque... le test du second est décisif. Pour le second Nantes au Zénith, il fallait donc offrir un produit fini. Pari tenu grâce à, en amont du spectacle, des balances, des répétitions par familles dans les salles partenaires et même la visite du Zénith par les groupes il y a trois semaines.

Ce travail magistralement orchestré par Patrick Bonnet, s'est évidemment senti : tout était impeccablement calé ce samedi : son parfait, lumières léchées, scénographie travaillée, changement de plateaux en temps record (chapeau aussi aux techniciens) et des sessions par familles collectives avec à chaque fois, au minimum, un morceau à vous filer le frisson. Au public comme aux artistes. Ainsi le « Gueuloir vaudou » de la famille chanson française : « Normalement on le joue à quatre avec Electrod. Là, ils étaient 16 derrière moi, c'est un moment rare et puissant », témoigne Lolo le conteur d'Electrod.

De trois ? Contrairement à Strasbourg qui a renoncé à un événement similaire pour l'ouverture de son Zénith (trois artistes seulement ont dit oui !), la scène nantaise est une « communauté », pleine de vitalité et elle a des ressources pour continuer l'aventure sans se répéter. La famille jazz est vaste et belle, le folk a des ressources... Et avec des délais de préparation plus longs, on pourrait rêver à un Katerine, une Jeanne Cherhal... Et au vu du nombre d'enfants présents samedi au Zénith, une programmation jeune public des Bouskidous aux frères Léon en passant par les Blouz vaches pourrait être la bienvenue en début de programmation. Une troisième édition c'est donc très largement possible -avec les encouragements du public- mais rien n'est sur. Les subventions -de la ville principalement- doivent entre autres suivre.

Et de 6 300... « 6 300 entrées dont 700 vendues sur place, c'est super positif. » Soyons franc, du côté de l'Olympic, on regardait la jauge avec angoisse. Passé l'effet Zénith et passés l'an dernier de grosses têtes d'affiche comme Hocus Pocus, Elmer Food Beat... le public serait-il là ? Oui, il l'a été, de tous âges et largement transversal. « Dans le marasme national, c'est un signe d'espoir. Nantes a aussi la richesse d'avoir un public de qualité ouvert aux musiques », se réjouit Éric Boistard, directeur de l'Olympic qui a produit l'événement en partenariat avec le Zénith Nantes métropole et les salles de l'agglomération qui oeuvrent pour les groupes émergents : la Bouche d'Air, le Pannonica et Trempolino à Nantes, la Barakason à Rezé, l'Agence culturelle de Saint-Herblain, l'Escall à Saint-Sébastien.

 

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