Pendant toute la durée des enseignements, Matthieu Ricard a été l'interprète du dalaï-lama. Une véritable performance, appréciée par le public.
« Merci Matthieu ! » Le cycle d'enseignements du dalaï-lama vient de se clore, mais cette participante enthousiaste, comme des milliers d'autres, tient à rendre hommage à celui qui a traduit au plus près le sens du message bouddhiste, ces six derniers jours.
Fidèle parmi les fidèles, Matthieu Ricard a jonglé avec l'exégèse des textes sacrés, tutoyant les sommets de la pensée tibétaine pour la rendre accessible au modèle de pensée occidental. Un exercice rendu difficile par le caractère ardu des textes sacrés et la nécessité de laisser entrevoir la profondeur d'un maître en bouddhisme.
L'harmonie est telle entre le traducteur et son mentor, que, selon un membre de l'association Océan de Sagesse, « il arrive que sa voix prenne les mêmes intonations ». Un autre proche estime que, durant ce séjour nantais, « Matthieu n'a pas eu une seconde à lui ». Au point de minuter ses entretiens médiatiques.
Ce qu'il retient de ces rencontres? « Une grande qualité d'attention et d'écoute de la part du public, malgré des enseignements difficiles. Je crois que cela montre de l'intérêt et du respect vis-à-vis du bouddhisme. Le dalaï-lama n'a pas effectué une visite religieuse. Il s'agit d'un enseignement politique combiné à une pratique spirituelle. » Matthieu Ricard ajoute: « C'est une approche non sectaire et pragmatique fondée sur une réflexion profonde. Le public a bien perçu l'incroyable authenticité de sa pensée faite d'amour, de compassion et de sagesse. »